Historique

Toute l'histoire des Salons de Coiffure Cartier commence au 19ème siècle, plus exactement en 1820 avec le dénommé Joseph Cartier qui était perruquier, ce qui était plutôt "tendance" a l'époque.
En 1910, son petit-fils Paul Cartier (1873 - 1934) s'installe au 59, avenue de la Madrague Montredon dans le 8ème arrondissement de Marseille en ouvrant un salon de coiffure pour hommes.
La famille était déjà très présente dans la vie du salon puisque les quatre enfants de Paul grandirent dans l'appartement situé juste au dessus du commerce. Et l'on comprend maintenant d'ou viennent les vocations puisque les trois garçons de Paul firent chacun une brillante carrière dans la coiffure.
Victor Cartier (1902-1961), l'aîné, débuta sa carrière dans des salons de coiffure renommés tels que Philippe situé rue Saint Ferréol. Il ouvrit en 1928 son propre salon pour dames au 20, rue Armeny à Marseille dans le 6ème arrondissement.
Et oui ! C'est ce salon même qui est encore ouvert aujourd'hui, rénové de nombreuses fois, certes, mais toujours là. Jean Cartier (1906-1984) quant à lui, il fit toute sa carrière rue Paradis dans ses salons. D'abord au 78, puis au 70, en étage. Il fut également Directeur d'une école de coiffure et conseiller au Tribunal des Prud'hommes.

     

Enfin Roger Cartier (1918-1986), le plus jeune, débuta sa carrière chez son frère Victor dans le salon de la rue Armény. Il repris ensuite le flambeau familial en rénovant le salon de son père, celui du 59, avenue de la Madrague Montredon, où il eu l'idée de créer deux parties distinctes et bien délimitées : une pour dames et une pour hommes car à l'époque, il était inconcevable de mélanger ces dames aux messieurs.
Dans les années 30, le centre ville était en ébullition. Les trois frères refaisaient le monde et amusaient ces dames pendant leur "montage " de chignon en rebaptisant les rues ou en simulant des campagnes électorales factices.
En 1938 naquit Gérard Cartier, fils de Victor. Ce dernier né, ne manqua pas à la tradition familiale et entama une brillante carrière dans la coiffure en débutant comme coiffeur chef dans l'armée.
Il s'illustra ensuite en remportant le 1er prix au Championnat de France de coiffure en 1959 puis au Championnat de l'ondulation en 1961.
Il s'investit également dans le monde syndical et artistique, en devenant Président du Cercle des Arts et Techniques de la coiffure en 1988 et Vice-Président du Syndicat de la coiffure en 1990.
En fait, c'est à la mort de son père qu'il reprit à 22 ans le salon de la rue Armeny. Il le " relooka " dans le style des années 60 et supprima les boxes fermés et individuels d'où les clientes ne sortaient que fraîchement coiffées de leur chignon. Quelques années plus tard, en 1962, le salon fut à nouveau rénové dans le style Louis XVI et se dota de grands lustres en cristal, de fauteuils de style et de miroirs anciens, les chignons commencent à disparaître...
Nouvelle décennie, nouveau "Look". Avec les années 70, le salon devient plus psychédélique : une nouvelle façade laquée bordeaux en forme de bouteille de parfum, de la moquette marron, des murs oranges et de gros fauteuils en skaï.
Et même Gérard Cartier s'y met en portant les cheveux longs et permanentés avec des pantalons pattes d'éléphant ! Suivre les tendances, c'est tout ce qui a fait la réussite de la famille !
La "lionne" et la "sauvage" gagne les têtes des clientes qui passent du blond platine au noir bleu. Les séchoirs à mains remplacent les casques. 1980, Ces années-là, les "carrés" font la une des coiffures dans le vent. Les mèches décolorées séduisent les femmes. Gérard continue à innover en décidant un nouveau grand "relookage" en 1988. Cette fois, on fait ressortir les pierre apparentes des murs, on ouvre le salon sur des vitrines plus transparentes et on joue la clarté, les coiffures deviennent plus naturelles.
Colette Cartier quant a elle, fille de Roger, petite-fille de Paul, née en 1946. Elle choisit également la coiffure en débutant rue Armény avec son cousin, puis en collaborant avec son père. Elle construira du bout de son peigne et de ses pinceaux une brillante carrière de technicienne-coloriste. En 1995, elle revient enfin auprès de son cousin rue Armény où elle conseille toujours avec talent nos clientes "adorées" en utilisant pleinement sa connaissance des couleurs et des formes.
Une nouvelle recrue familiale, Marie-Pierre, la fille de Gérard, débute également sa carrière dans la coiffure. Comme son père, son grand-père et ses grands-oncles, elle n'a que ça en tête, depuis son enfance. Née en 1968, elle débute réellement sa carrière en 1985 chez son père rue Armény et ouvrira son propre salon en 1992, 41 avenue de la Corse dans le 7éme arrondissement. Son père lui apprends vite l’art des chignons. Quant à la créativité des coupes en suivant la mode et la femme elle l’exprime dans ses salons avec talent.
Parallèlement, elle pratique des coiffures de studio et devient en 1994 à Paris, championne de France de coiffure par équipe au mondial de la coiffure à la pyramide du Louvre. Elle adore les plateaux, les coulisses de défilés.
Comme son père, elle s'investit également dans le milieu professionnel en devenant en 1989 manager du cercle des arts et technique de la coiffure puis Secrétaire des anciens élèves de l'Ecole Phocéa Attoyan. Elle aime transmettre sa passion. Elle participera également au Salon du mariage à Marseille de 1997 à 1999. Nous voilà bientôt a la fin du vingtième siècle et le Salon de la rue armény fête ses 70 ans.

      

Aujourd'hui Cartier Coiffure Relooking est membre de la Haute Coiffure Française